Un Résultat Modeste mais Encourageant
A l’issue du scrutin de ce 13 mai 2012, le Mouvement Citoyens Neuchâtelois réalise un score certes modeste mais très encourageant pour l’avenir. En effet, ce jeune mouvement politique, qui se présentait aux élections pour la toute première fois, est parvenu, comme l’ont relevé avec surprise plusieurs journalistes, à séduire davantage d’électeurs que des partis déjà présents dans la région depuis plusieurs années et habitués des campagnes électorales, comme le PEV, ou disposant d’une présence plus étendue dans le pays, comme le PBD.
Si les petits partis parviennent parfois à décrocher des sièges en concluant des apparentements avec d’autres partis, il est à noter que le MCNE s’y est fermement refusé, considérant que ce type de manœuvres induit trop souvent l’électeur en erreur. En effet, c’est précisément le refus du clivage gauche-droite qui nous caractérise et qui fait de nous un mouvement à part, réellement en rupture avec le système en place et le biotope politicien. Or, tout apparentement, avec quelque parti que ce soit, aurait été en soi une entorse à ce positionnement de rupture. Ce choix nous a sans doute empêché, pour cette première fois, d’atteindre le quorum pour pouvoir siéger au Conseil général (quorum spécialement élevé à Neuchâtel), mais c’est pour nous une question de principe et nous avons tout lieu de croire qu’au fil des années et des scrutins, cette constance et cette détermination sauront convaincre un nombre croissant d’électeurs.
Malgré un budget de campagne extrêmement modeste, des médias souvent prompts à nous diaboliser et diverses attaques racistes à l’encontre de nos affiches, le MCNE a passé le cap de sa première expérience électorale et, s’il n’a pas obtenu d’élus, a du moins profité de cette campagne pour exprimer quelques unes de ses convictions et partir à la rencontre des citoyens. Notre plus grande satisfaction reste d’avoir pu présenter des candidats attachés à Neuchâtel et à la Suisse, quelles que soient leurs origines, tous issus des classes populaires et désireux de représenter et de défendre les oubliés de la politique, ceux au nom de qui les politiciens prétendent souvent parler mais qu’on croise si rarement dans les travées des parlements.
Noureddine Manaï, président du MCNE

